
Résumé:
D'abord, c'est sentimental : "Les
mains d'Orlac" c'est le film projeté dans "Au-dessous du
volcan" et dont l'affiche prendra une telle importance pour
le Consul...
FB
Mais pour le plaisir des ces années 20 qui
s'ébrouent dans plein de découvertes techniques :
la scène initiale de l'accident de chemin de fer est
d'anthologie, mais sans cesse les voitures,
l'électricité, le cinéma (je ne peux pas en
dire trop) viennent multiplier les pistes du roman d'horreur
façon XIXe.
Au centre, un pianiste – et les musiques qui
passent sont celles de Liszt, Debussy, Ravel. Et un
chirugien. Greffer les mains ou le visage, désormais on
sait (laborieusement). Ici, c'est la fiction qui accorde au
pianiste accidenté les mains d'un homme juste
guillotiné.
Alors, quand les crimes qui surgissent semblent tous
désigner Orlac comme coupable, et que ces mains qui lui
sont étrangères sont incapables de musique, qu'il
s'est fait chef d'orchestre dans un bastringue de seconde
zone, et qu'il se mêle un peu de Crédit Lyonnais et
une grosse prime d'assurance, on n'arrêtera pas la
lecture même si le téléphone sonne.
Immense classique, mêlant les mystères du
corps aux mystères de la ville, avec un bon zeste
d'occultisme pour pimenter l'ensemble, pas étonnant que
le cinéma y ait trouvé son bonheur. Et nous le
nôtre.